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AXE N° 2 : « APPROCHES THÉORIQUES DE LA TRADUCTION »

« La traductologie au risque de la créolisation :

approche de la Relation traduisante d'Édouard Glissant »

  

- Joachim Du Bellay, La Deffence, et illustration de la langue françoyse, 1549, éd. Francis

Goyet et Olivier Millet, Paris, Champion, 2003


- Walter Benjamin, Œuvres (3 tomes), trad. de l’allemand par Maurice de Gandillac, Rainer Rochlitz et Pierre Rusch, Paris, Gallimard, « Folio / Essais », 2000.


- Antoine Berman, La traduction et la lettre ou l'auberge du lointain, Paris, Seuil, 1999.


- Antoine Berman, L'âge de la traduction. « La tâche du traducteur » de Walter Benjamin, un commentaire, Presses universitaires de Vincennes, 2008 (texte posthume de son séminaire sur Benjamin au Collège international de philosophie).


- Jean Bernabé, Fondal-Natal. Grammaire basilectale approchée des créoles guadeloupéen et martiniquais, Paris, L'Harmattan, 1976, 3 vol.


- Jean Bernabé, Précis de syntaxe créole, Ibis Rouge Éditions, 2003.


- Loïc Céry (dir.), Saint-John Perse et l'écho des langues. Poésie et traduction, La nouvelle anabase. Revue d'études persiennes, N° 5, Paris, L'Harmattan, 2009.


- Cicéron, Du meilleur genre d’orateurs, texte établi et traduit par H. Bornecque, Paris, Les Belles-Lettres, 1921.


- Catherine Delpech / Maurice Rœllens (dir.), Société et littérature antillaises aujourd'hui, Actes de la rencontre de novembre 1994 à Perpignan, Cahiers de l'Université de Perpignan, N° 25, Presses universitaires de Perpignan, 1997.


- Édouard Glissant, Le Discours antillais, Paris, Seuil, 1981.


- Édouard Glissant, L'imaginaire des langues. Entretiens avec Lise Gauvin (1991-2009), Paris, Gallimard, 2010.


- Édouard Glissant, La cohée du Lamentin, Poétique V, Paris, Gallimard, 2005.


- Khadim Jihad Hassan, La part de l'étranger. La traduction de la poésie dans la culture arabe, Paris, Actes Sud, 2007.


- Jean-René Ladmiral, Traduire : théorèmes pour la traduction, Paris, Gallimard, 1994.


- George Lang, « Translation from, to and within the Atlantic Creoles ». TTR Vol. XIII, n° 2, 2000.

- Marc de Launay, Qu'est-ce que traduire ?, Paris, Vrin, coll. « Chemins philosophiques », 2006.


- Marianne Lederer, Études traductologiques, Paris, Minard Lettres Modernes, Paris 1990.


- Nicole Ollier (dir.), Traduire la Caraïbe, autour d'Olive Senior, Pessac, Presses universitaires de Bordeaux, 2016.


- Inês Oseki-Dépré, Théories et pratiques de la traduction littéraire, Paris, Armand Collin, coll. « U », 1999


- Inês Oseki-Dépré, De Walter Benjamin à nos jours… (Essais de traductologie), Paris, Honoré Champion, 2007.


- Paul Ricoeur, « Le paradigme de la traduction », Esprit, juin 1999.


- George Steiner, Après Babel. Une poétique du dire et de la traduction, 1975, Paris, Albin Michel, 1978, 1998


- Georges Steiner, Grammaires de la création, Paris, Gallimard, 2001.

 

- George Steiner, Réelles présences. Les arts du sens, Paris, Gallimard, 1994.


- Myriam Suchet, Outils pour une traduction postocoloniale. Littératures hétérolingues, Éditions des arhives contemporaines, Centre d'études poétiques ENS-LSH.


- Myriam Suchet, L'imaginaire hétérolingue. Ce que nous apprennent les textes à la croisée des langues, Paris, Éditions Classiques Garnier, coll. « Perspectives comparatistes », 2014

JEAN BERNABÉ (1942-2017)

« La traduction est devenue l'un des phénomènes les plus importants du monde contemporain. Aujourd'hui, toutes les langues se retrouvent traduites, ce qui développe des capacités immenses dont nous n'avons pas conscience à l'heure actuelle. L'avenir est donc à la traduction. »

Cette troisième partie de la série d'entretiens accordés par Édouard Glissant à Catherine Pont-Humbert sur France Culture en janvier 2002 est certainement d'une importance concrète pour comprendre l'une des enjeux fondamentaux de son regard sur la traduction, à savoir son indissociabilité de toute une pensée dense concernant le rapport des langues entre elles. Ici, à partir de sa méfiance vis-à-vis d'une défense atavique dont serait porteuse une certaine idée de la francophonie, l'écrivain développe ce qu'il a eu l'occasion d'exposer à maintes reprises, à propos de son attachement viscéral à la pluralité des langues, aux potentialités inépuisables de leur dialogue, et à la nécessité impérieuse de défendre ce Divers linguistique du monde. C'est à partir de ce terreau large (comme cela est rappelé dans la communication proposée lors du CMT à propos de son approche) que sont est abordés encore dans cette discussion, les ressorts inépuisables que recèle à ses yeux la traduction. On l'entendra ici, avec l'enthousiasme qui le caractérisait quand un sujet lui importait, parler de ce genre autonome que devait devenir la traduction, selon lui qui y voyait l'un des territoires de l'imprévisible. Un propos par conséquent pleinement complémentaire de ses principaux textes, abordés lors de la communication au Congrès.

France Culture, « À voix nue »

Janvier 2002

ENTRETIEN D'ÉDOUARD GLISSANT

avec Catherine Pont-Humbert

  

NOTE PRÉLIMINAIRE : Ce texte présente la première phase d’une étude plus vaste des conceptions de la traduction par Édouard Glissant, répartie en trois phases connexes. Tel quel, il a constitué l’introduction générale à la première session du Cycle Traduction de l’Institut du Tout-Monde, le 21 janvier 2014. Il doit toutefois être considéré dans son inachèvement même et en particulier, dans la continuité des seconde et troisième phases de présentation de cette réflexion : seconde phase, la communication présentée ci-dessus lors de la journée d’études « Traductologie, hybridation, créolisation » menée dans le cadre du premier CMT, le 11 avril 2017 à l’Université de Paris-Nanterre ; troisième phase, la version écrite de cette communication, au sein de l'édition papier des actes du Congrès, à paraître aux Éditions Classiques Garnier, coll. « Translatio », version sensiblement augmentée dans ses analyses et options critiques.

  

La mise en ligne de ces modules est dédiée à la mémoire du Professeur Jean Bernabé, décédé en Martinique le 12 avril 2017, et dont les travaux cruciaux pour une linguistique caribéenne avaient été abordés à maintes reprises lors de cette journée du 11 avril à l'Université de Nanterre. Que les quelques considérations échangées lors de cette journée soient aussi perçus comme un hommage à l'œuvre déterminante de Jean Bernabé.

Les Modules 3 à 6 de cet Axe 2 constituent  le volet scientifique du partenariat de l'Institut du Tout-Monde avec le premier Conrès mondial de traductologie : la journée d'études « Traductologie, hybridation, créolisation » constituait l'Atelier 5 (Axe 3, Session 1) du CMT, le 11 avril 2017.


Présentation : Cette journée a été l'objet d'une investigation des champs notionnels de l'hybridation et de la créolisation, au regard des modèles théoriques actuels de la traductologie. Si l'hybridité a pu être parcourue comme l'un des paradigmes des théories postcoloniales, la créolisation tient ses assises sur les visées polymorphes des flux et des processus. Face à ces potentielles caractérisations des modalités interculturelles, quels discours, quels positionnements et quelles propositions la traductologie peut-elle être le lieu d'émission, à la fois dans la construction de la théorie et dans l'établissement d'une pragmatique du traduire ? Ces questions, pertinentes en soi, gagnent à suivre  les itinéraires dessinés par la diversité des aires culturelles - et au cours de la journée, ce furent celles de la Caraïbe et de l'Italie. Ces questionnements doivent permettre le déploiement de regards neufs portés sur l'acte de traduction - regards au premier rang desquels les pistes émises par Édouard Glissant ont pu être examinées, dans le droit fil de ce que nous avions proposé lors de la première session du Cycle Traduction de l'Institut du Tout-Monde. Cette journée a d'ailleurs constitué dans le même temps la première partie de la session 2017 de ce cycle pluridisciplinaire de l'ITM.

  

Lise Gauvin, « L'imaginaire des langues : tracées d'une poétique », Poétiques d'Édouard Glissant, Actes du colloque international de la Sorbonne, 11-13 mars 1998. Éditions électronique sur ÉdouardGlissant.fr

Lise Gauvin, « L'imaginaire des langues. Entretien avec Édouard Glissant », in L'Amérique entre les langues, vol. 28, N° 2-3, automne-hiver 1992. Érudit.org

La place relative au langage et à la pluralité des langues constitue une part importante de la réflexion d'Édouard Glissant, présente dans l'intégralité de son œuvre d'essayiste et de créateur. Dans l'intention d'une utile synthèse, on pourra se référer aux entretiens de l'écrivain avec Lise Gauvin, entre 1991 et 2009, publiés chez Gallimard en 2010 sous le titre L'imaginaire des langues. L'essai reprend et développe certains passages de l'Introduction à une poétique du Divers (de 1996) et des entretiens en partie inédits tenus avec l'universitaire québécoise Lise Gauvin. Un efficace panorama du regard porté par Glissant sur les rapports intralinguistiques notamment, qui fondent par ailleurs sa pensée de la traduction.

Catherine Delpech-Hellsten - « Traduire par la Porte kadotée »

Loïc Céry - « Traduire en Relation : jalons pour une refonte »

  

Corpus des textes glissantiens sur la traduction - approche établie par Catherine Delpech-Hellsten, janvier 2014

Documents tirés de la première session du Cycle Traduction de l'ITM, « La Relation aux frontières de la traduction » - DOCUMENTS COMPLÉMENTAIRES À LA PREMIÈRE SÉANCE (21 JANVIER 2014)

  

COMPLÉMENTS DIDACTIQUES

Proposition d'une lecture critique des modalités de dépassement proposées par Glissant : l'extension heuristique de la notion de Relation situe le regard de l'écrivain sur la traduction, dans le domaine prospectif attaché aux ressources mêmes de la créolisation. La traduction devient ainsi un champ de la création dont les fondements sont inséparables en soi d'une pensée de l'interaction des langues.

À la base de cette approche : lecture thématique des principaux textes de Glissant sur la traduction (voir corpus), avec un certain nombre d'items théoriques cruciaux. Distinction langue / langage ; la traduction comme art de la rencontre interlinguale, en un « point focal » réalisant la créolisation, par la confrontation rhizomatique des langues ; création par la traduction d'un « langage de Relation », qui relève surtout d'une « création autonome », de la pensée archipélique et de la mondialité ; autonomisation du champ de la traduction elle-même.

Cette méthode critique implique d'une part l'investigation des « empreintes cachées » de cette pensée traductologique de Glissant, impliquant un positionnement précis vis-à-vis des traditions théoriques ; d'autre part, une tentative de lecture endogène et exogène de ces conceptions glissantiennes par rapport au corpus théorique de l'écrivain, en particulier pour ce qui relève de la Relation, du Tout-Monde et de la pensée archipélique.

L'attention aux conceptions encore mal connues de Glissant en matière de traduction empruntait alors cette potentialité d'un renouvellement qu'elles portent en elles (sortie des impasses et dépassement des apories de la traductologie moderne et contemporaine). Glissant se place hors des approches traditionnelles que proposent les grandes pensées du traduire, tout en instaurant avec elles un dialogue dense et fécond, qu'il s'agit de décrypter selon une lecture philologique. Caractère étonnamment opératoire de ces visions qui n'ont pourant pas le souci de proposer une pragmatique aux traducteurs.

Retour sur les données de la première session du Cycle Traduction de l'Institut du Tout-Monde organisée en 2014 avec Catherine Delpech-Hellsten (« La Relation aux frontières de la traduction »). Il s'agissait déjà d'approcher les conceptions glissantiennes de la traduction, notamment en les mettant à l'épreuve de certaines expériences pragmatiques - mais aussi de susciter une investigation des ressorts potentiels de renouvellement du discours théorique de la traductologie, en faisant le diagnostic de certaines imapasses provenant de la reconduction de l'opposition traditionnelle des « sourciers » et des « ciblistes » (JR. Ladmiral), selon les modèles antagonistes de la fidélité et de la recréation. Référence à Ortega y Gasset, Misère et splendeur de la traduction. L'hypothèse d'alors était qu'au sein du courant des « traductions culturelles », les notions déjà anciennces d'hybridation (provenant du postcolonialisme - voir E. Saïd, H. Bhabha...) et de créolisation (de Mintz à Glissant) pourraient fournir des leviers potentiels d'une revivification de la théorie.

Loïc Céry dirige le Pôle numérique de l'Institut du Tout-Monde (fondé par Édouard Glissant en 2006). Spécialiste de Saint-John Perse et d'Édouard Glissant, il a fondé la revue d'études persiennes La nouvelle anabase en 2006 et l'IFUPE (Institut de formation universitaire pour étudiants étrangers, Paris) en 2008. Il est l'auteur de nombreuses études sur Saint-John Perse, Glissant, Senghor, Chamoiseau, l'intertextualité, la traduction poétique, les expressions littéraires de la mémoire de l'esclavage, la transmission de la connaissance par les outils numériques. En 2009, un numéro de La nouvelle anabase proposait une approche renouvelée de la traduction de l'œuvre poétique de Perse (Saint-John Perse et l'écho des langues. Poésie et traduction).

LOÏC CÉRY


  

MODULE N° 3

  

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