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DEUXIÈME PARTIE : Mémoire, histoire et identité, les voies de l'accomplissement

PREMIÈRE PARTIE : La Trace, roman d'une double individuation

La Trace. Agouzou, femme esclave de Monique Arien-Carrère, est le tout premier roman publié par les Éditions de l'Institut du Tout-Monde en janvier 2021.


Il a reçu le label de la Fondation

pour la Mémoire de l'esclavage.

La découverte dans les archives de Fort-de-France, de l’acte d’individualité d’Agouzou, mon arrière-grand-mère paternelle, amarreuse de cannes dans une plantation de Case-Pilote, est le début d’un récit où deux fillettes, Amélie et Agouzou, se croisent dans des temps et des lieux différenciés et pour autant reliés, entre Martinique, Métropole, Niger et Guadeloupe. La Trace est un récit transversal.


La famille Arien a pour désir l’assimilation à une métropole rêvée. Fuyant la paupérisation coloniale martiniquaise des années soixante, elle s’installe à Niort mais est vite confrontée aux questions d’identité et d’exil. La Trace parle aussi de l’histoire de l’esclavage colonial, matrice de l’imaginaire antillais, de sa violence, de ses symptômes inscrits sur les dégradés de peau. Et ce traumatisme est occulté par des siècles de déni et de refoulement.


Agouzou et Amélie sont deux fillettes par lesquelles l’histoire tente de s’inscrire dans un au-delà du trauma. Agouzou, Marie-Augustine, ces femmes « poto-mitan », mes grands-mères, ont su résister à la barbarie esclavagiste pour me transmettre mon nom : Arien. La Trace est en premier lieu une histoire de transmission.


Née en 1960 à Fort-de-France, Monique Arien-Carrère a passé son enfance à Niort et son adolescence en Guadeloupe. Psychologue du travail, formatrice, enseignante à la faculté d’Angers après avoir été éducatrice pour la protection de l’enfance, elle vit aujourd’hui à Nantes où elle trace des ponts entre la psychopathologie du travail, la formation, l’enseignement et l’éducation spécialisée.

4e DE COUVERTURE

Avec La Trace. Agouzou, femme esclave de Monique Arien-Carrère, les Éditions de l'Institut du Tout-Monde ont publié en janvier 2021 un premier roman empreint de préoccupations mémorielles, qui marque un tournant en quelque sorte. Il s'agit en effet de la toute première œuvre littéraire écrite dans l'inspiration de ces recherches généalogiques effectuées par bon nombre d'Antillais depuis quelques années ; des recherches au gré desquelles la narratrice découvre la trace de son aïeule, esclave sur une plantation en Martinique et qui, avec l'abolition de 1848, accède à la citoyenneté et à l'état-civil. Cette histoire, qui mêle le parcours contemporain de Mélie la descendante et d'Agouzou l'ancêtre, est en grande partie de nature autobiographique et draîne, au gré d'une qualité d'écriture indéniable, l'ensemble des problématiques d'identité, de rapport au passé et de construction de la mémoire, dont aura témoigné toute une tradition littéraire au XXe siècle, comme notre cycle tente de l'examiner.



Cet entretien en deux parties avec Monique Arien-Carrère permet d'ouvrir cette nouvelle phase du cycle en abordant au présent l'acuité d'une mémoire qui relève à la fois du collectif et d'une démarche individuelle, dans le choix d'un cheminement vers le passé qui vise à mieux habiter le présent.

  

Avec cette 5e séance, nous amorçons la phase du cycle dévolue aux approches focalisées, après les 4 premières séances qui ont constitué le moment introductif de l’ensemble. Et pour l'occasion, avant d'en venir aux œuvres clés de notre corpus selon une approche à la fois géographique et chronologique, nous partons du présent, et de la vigueur actuelle de l'expression littéraire des thématiques liées à la mémoire de l'esclavage.

INTRODUCTION

SÉANCE N°5 : MONIQUE ARIEN-CARRÈRE (psychologue, Nantes)

CYCLE PLURIDISCIPLINAIRE DE L'INSTITUT DU TOUT-MONDE, 2021

Mémoires et littératures de l'esclavage : écrire la trace, tramer l'histoire

© INSTITUT DU TOUT-MONDE

(Édouard Glissant, Une nouvelle région du monde, 2006)

"Nous avons rendez-vous où les océans se rencontrent..."