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Ce « nous », seul capable d’enrayer la machine infernale qui met la France en guerre contre elle-même, en inventant des boucs émissaires. Ce « nous » qui fera enfin barrière aux divisions où, par la haine, le rejet et la peur, se perpétue la domination d’une minorité et la dépossession de la majorité. Ce « nous » où s inventera un espoir commun, dans la délibération collective, plutôt qu une aventure personnelle, avec son cortège de déceptions et d amertumes, tant le « je » présidentiel ruine la confiance démocratique en confisquant la volonté du peuple.


Dire nous fait suite à Dire non, paru en 2014. L’alarme qui l’animait alors est, hélas, encore plus justifiée aujourd’hui. Les tenants du repli identitaire, du racisme banalisé, de la xénophobie assumée tiennent le haut du pavé médiatique tandis que nos gouvernants leur cèdent du terrain en nourrissant le terreau des peurs et des haines. Leurs renoncements sociaux et leurs régressions démocratiques, leur manque de hauteur et leur absence de vision, leur soumission aux intérêts minoritaires de l’oligarchie financière sèment le désespoir et la colère. Prisonniers du court terme et obsédés par leur survie, ils ne mènent pas la bataille des idées. Pis, par frilosité, conformisme ou aveuglement, ils ne cessent de reculer face aux idéologies renaissantes de l’inégalité et de l’identité, destructrices de la promesse concrète d’une République démocratique et sociale. Eux-mêmes gagnés par la peur devant l’inconnu et l’incertain, ils s’avèrent incapables de proposer un imaginaire rassembleur, réduisant la politique à l’économisme, sa vitalité à une statistique, son ambition à la gestion.

Il est temps de dire « nous », et de tracer une autre route, celle d’une civilisation du partage et de l’échange, de la délibération et de la relation, de l’égalité et de la solidarité.

  

« Dire non. Dire nous. » Présentation par Manthia Diawara

  

18h - CONFÉRENCE D'EDWY PLENEL

Ce « Mai de l’ITM » est l’occasion d’inaugurer un nouveau Cycle interdisciplinaire, en partenariat avec NYU (New York University) et la FMSH (Fondation Maison des Sciences de l’Homme, Paris). Organisé par Manthia Diawara et Nicole Lapierre, le Cycle se répartira sur une série de dix conférences, du printemps 2016 à l’automne 2017, mobilisant des intellectuels de renom international tels que Orlando Patterson ou Angela Davis. Première conférence avec Edwy Plenel.


Edwy Plenel, journaliste et essayiste, fondateur de Mediapart, a publié en mars dernier Dire nous. Contre les peurs et les haines, nos causes communes (Don Quichotte). Présentation de l’éditeur :


Dire « nous », c’est inventer tous ensemble le « oui » qui nous manque, celui d’un peuple réuni dans sa diversité et sa pluralité autour de l’urgence de l’essentiel : la dignité de l’homme, le souci du monde, la survie de la terre. Le « nous » de l’égalité, sans distinction d’origine, de condition, d’apparence, d’appartenance ou de croyance. Le « nous » des causes communes où s’invente concrètement l’espérance, là où nous vivons, là où nous travaillons, dans tous ces lieux où nous faisons déjà route ensemble. Le « nous » des audaces démocratiques, sociales et écologiques sans lesquelles il n’est pas de confiance retrouvée dans un avenir partagé.

  

Jeudi 12 mai 2016,  18h, Cité internationale des Arts

CYCLE "DIVERSITÉ DES EXPÉRIENCES ET CAUSES COMMUNES"

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Yves Chemla est un infatigable observateur de la littérature haïtienne. Il enseigne à Paris V. Depuis 1984, il mène des recherches sur les littératures francophones. Il a participé au Dictionnaire des œuvres de littératures de langue française (Bordas, 1994), ainsi qu'à plusieurs ouvrages dont Haïti, une traversée littéraire (un livre CD de Louis-Philippe Dalembert et Lyonel Trouillot), Typo/Topo/Poéthique : sur Frankétienne (sous la direction de Jean Jonassaint). Yves Chemla publie des articles dans plusieurs revues : Dérives, Le Serpent à Plumes, Notre Librairie (Cultures Sud), Conjonction, Pour Haïti, Boutures. Il a écrit l'essai La question de l'autre dans le roman haïtien contemporain, Préface de Emile Ollivier (2003, Ibis Rouge éditions).


  

Toute une part de l'organisation de notre cycle induit une réflexion concernant la place de la littérature au sein des identités caribéennes, et à leur portée spécifique. Après avoir débuté cette réflexion en avril avec les deux conféreces de Roger Toumson, nous recevrons jeudi 12 mai 2016, à l'auditorium de la Cité internationale des Arts de Paris, l'un des meilleurs spécialistes de la littérature haïtienne, en la personne d'Yves Chemla. Il nous parlera de la période clé qui a vu la production littéraire d'Haïti, de 1980 à aujourd'hui, connaître une période de transition.


  

« Littérature haïtienne, 1980-2015 : ruputure et effervescence »

  

16h - CONFÉRENCE D'YVES CHEMLA

« Les expressions mémorielles de l'esclavage à la Martinique - Période contemporaine »

  

14h - CONFÉRENCE DE CHRISTINE CHIVALLON

Christine Chivallon est anthropologue et géographe, directrice de recherche au CNRS (laboratoire « Passages », CNRS-Université Bordeaux-Montaigne). Chargée de cours à Sciences Po Bordeaux et à l'Université de Bordeaux (en anthropologie), elle est fondatrice du programme "France Caraïbe" ou « FIFCA » (Filière intégrée France Caraïbe), formation LMD adossée à la recherche au sein de Sciences Po Bordeaux et  associée à l'UA (Université des Antilles) et à UWI (University of the West Indies, Jamaïque). Elle a fondé et coordonne le groupe de recherche MCTM ("Mondes caraïbes et transatlantiques en mouvement") en collaboration avec la Fondation Maison des Sciences de l’Homme et l’Institut du Tout-Monde. Elle est Visiting Fellow au Kellogg College, University of Oxford.



  

Pour sa seconde conférence dans le cadre du cycle, Christine Chivallon nous parlera des expressions mémorielles actuelles relatives à l’esclavage à la Martinique à la suite de son intervention du 10 décembre dernier. Au cours de cette première rencontre, elle avait appuyé son propos sur l’étude de ce qu’elle appelle des « unités de conflit » à partir desquelles elle postule les manifestations d’une « mémoire incorporée » de l’expérience esclavagiste. À cette occasion, elle avait offert une perspective comparative sur deux révoltes, d'une part l'insurrection de 1870 du sud de la Martinique, et d'autre part, la rébellion de Morant Bay en Jamaïque en 1865. Avec ce deuxième volet, il s’agit d’explorer les différentes voies par lesquelles la condition historique de l’esclavage en vient à s’exprimer aujourd’hui, de manière implicite ou explicite. Les notions de « mémoire incorporée », de « mémoire collective », de mémoire historique », de « souvenirs », de « mémoire narrative » seront exemplifiées à partir des méthodes mises en œuvre au cours de différentes études que l’anthropologue a menées. Une attention particulière sera accordée au phénomène de « réactualisation des rapports sociaux » de manière à envisager ces faits de mémoire comme relatifs à une histoire encore en train de se faire et non comme une rémanence d’un passé révolu.


 


  

Jeudi 12 mai 2016,  14h-18h, Cité internationale des Arts

CYCLE "PENSER LA CARAÏBE, PENSER LE MONDE"

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(Édouard Glissant, Une nouvelle région du monde, 2006)

"Nous avons rendez-vous où les océans se rencontrent..."

  

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